Tout le monde le sait [ou pas], en 2025 [envers et contre tout, mais surtout parce que je n’avais plus d’autre choix] : je me suis choisi ! Mais au-delà… : j’ai accepté l’adversité, infusé ma puissance, accompagner des projections, affronter l’impensable, tout en essayant de rester solide (contre l’injustice, l’ignorance, la bêtise, les crises structurelles, mes peurs ou mes pires états d’âmes). Alors, à première vue ? c’était comment 2025 ? Une « année horribilis », à oublier. Pourtant dans les combats ou au bord des chemins tortueux, nous pouvons aussi vivre autre chose, avancer autrement et regarder le monde différemment. Chaussons d’autres lunettes : en 2025, il y a aussi eu des pépites, quelques belles lueurs, de la proximité et même de beaux élans à concrétiser. Mais pour l’heure, rembobinons… Avant de vite tourner la page.
Janvier, le temps des leçons.
Quand la marée gronde, suivons Khénoah, laissons-nous « bercer par le courant » !
Sans cible, on n’atteint rien. Sensible tout nous atteint… @La Dactylo Quand Sébastien Tellier nous laisse croire à des lendemains qui chantent.
Avril, en mode projets…
Voilà que Vitaa & Julien Doré, nous invitent à oser sans garantie de réussite. En avril, en mode projet, on teste, on ajuste, on apprend en marchant…
Jamais sans un Mai(s) !
La musique mais pas sans la danse, l’envie de transmettre, le cabaret, les amis, la famille… Pas de pause, alors je te propose encore un Best Of… by Foé.
Juin, ce n’est pas que bien !
Faites de vos nœuds des ancrages, reprenez le contrôle de vos récits, réfléchissez autrement… Restons baroques & sauvages !
Juillet, tout contrasté !
Sous le soleil, des arrivées, des départs, des paillettes, un ciel grand ouvert, du cœur et des bougies… Des souvenirs sur variations !
Ecritures d’août
On est tous un peu Roland… Entre paix de la nature et intensité créative, on repart nécessairement riche de textes, de lectures, de rencontres et d’une nouvelle confiance en sa propre voix.
On s’élance dans du spectaculaire et puis le temps nous rattrape, Même quand ton persiste, rien ne remplace la puissance du signe.
Novembre : avant / après !
Ca y est… d’un coup, « mes souvenirs commencent... » Une vague passe, une page se tourne : quand la mère se retire, nous n’avons pas fait le tour, des points de vie et d’amour… Il y en a encore et pour toujours !
Décembre, fermons la parenthèse.
Osons tourner la page, que de choses vécues cette année ! Fermons les yeux, mais n’oublions rien dans « La nuit« .
C’était un vendredi 13 / Déjà 3 ans…
Des coups de feu et puis plus rien. Plus rien avant la suite, avant d’oser sortir, avant de vivre et de rire à nouveau
Janvier 2018 et des notes qui me reviennent… Le souvenir de dimanches de janvier, de nouvelles mélodies à partager, mais ne pas oublier ce dimanche de janvier. « Des millions de regards / Et de larmes à peine essuyées / Des millions de pas sur les boulevards /Un dimanche de janvier /J’avais ta main petite / Dans la mienne recroquevillée / Nos cœurs battaient / De plus de en plus vite / Ce dimanche de janvier. »
Dimanche 7 janvier – Une minute de silence
La chanteuse France Gall est décédée ce dimanche 7 janvier à Paris à l’âge de 70 ans. Des Yéyés à Berger, ses chansons rythment nos vies depuis 50 ans, elle emporte avec elle nos souvenirs musicaux les plus romantiques. NB) En février 2018, les Victoires de la Musique lui rendent – Evidemment – un dernier hommage.
Dimanche 14 janvier – Le temps d’une fugue
Prendre le temps de sortir, de courir après Bastille, à la découverte de l’Opéra… La 3ème scène nous invite ici à prendre part à une déambulation joyeuse, une visite libre et enfantine : du plateau, à la salle en passant par les ateliers. On tente d’attraper ces deux enfants qui gambadent, apprennent, rencontrent et écoutent, en poursuivant désormais les rêves de ceux qui travaillent dans la maison. Ils s’échappent et font vivre l’Opéra Bastille différemment. Ils nous offrent une autre manière de voir, un nouvel accès à l’Opéra et à la Culture. Une course finement écrite par le chorégraphe Thierry Thieû Niang.
Dimanche 21 janvier – Au ras du sol
Au plus bas, au plus haut… Tout le monde s’est déjà retrouvé plongé au coeur du grand huit de la vie ! On tombe aussi vite qu’on s’envole. Ici, la chanson n’a donc rien d’extraordinaire, à ceci près qu’elle souligne avec simplicité une belle complicité mère / fille. Un joli clin d’oeil signé Alex Beaupain pour le film en demi teinte « Brillantissime » de Michèle Laroque sorti récemment.
Dimanche 28 janvier – De belles couleurs
Facile de hisser les couleurs, c’est trois fois rien. Aujourd’hui, on joue et on se joue souvent des symboles. Sous un air naïf, Ronan Luce et ses aides de camp partent en croisade et chantent la liberté : le blanc, le jaune, le noir,… quelle importance ! Au rang des apparences, ces couleurs sont accessoires. Le 3ème combat du Soldat Rose se cache ailleurs : jouer une mélodie enfantine pour faire jaillir la beauté intérieur, apprendre à faire la part des choses, c’est plutôt là que se cache le secret de son retour : il revient encore et toujours pour défendre… l’amour.
#01.16 / entrez dans le bal au rythme des #BO du dimanche soir
Absente des objets traditionnels de la sociologie de l’art, ne relevant pas de la sociologie du sport, la place des danses de couple occupent une place marginale. Elles représentent pourtant une pratique culturelle aux multiples dimensions agissant : mixité sexuelle, négociation des identités de genre, espace de rituels, processus de transmission, codification, fonctions sociales…
Comme lieu de pratique stéréotypé, le bal a connu un âge d’or, un déclin et un renouveau :
« L’histoire sociale du bal au XXe siècle semble dessiner une évolution en miroir entre la société et la danse: lorsque la vie est imprégnée de solidarités, les danses sont collectives, lorsque émerge le couple, les danses de couple se développent, et lorsque l’individualisme s’impose, les danses individuelles l’emportent. » Le sociologue Christophe Apprill confirme cette évolution globale dans son ouvrage « Sociologie des danses de couple » (2006).
Du bal à la discothèque, la danse évolue en même temps que la société. Toutefois, en mettant en scène (par un protocole codifié) les relations de genre entre homme et femme au cours d’une parenthèse sociale – l’homme guide, la femme suit, le tout sous le regard des autres – les bals apparaissent comme de véritables phénomènes populaires et intergénérationnels.
En janvier, ces bals nous promettent de « belles destinations » et inspirent les #BO du dimanche soir :
Dimanche 03 – vers l’au-delà
En 2016, « Delpechons-nous de vivre » ! Nous ouvrons juste le bal pour un flirt, le dernier flirt d’un grand chanteur. Sur une musique de Roland Vincent qui traînait là, au hasard, Michel Delpech développe des idées, des petits chapitres sur un ton plutôt récitatif. Il trouvait ça marrant de se prendre pour cible « car l’uniforme du chanteur, le costume blanc, on est quelques-uns à le porter » disait-il. Au lendemain de sa mort, je me souviens d’un chanteur populaire dont l’oeuvre inspire encore… de jeunes chanteurs, de grands acteurs et mêmes des communicants comme moi.
Dimanche 10 – un weekend nostalgique
Paris, entre pages blanches et euphories… Vickie Chérie et Leo Bear évoquent l’année à venir au passé et déguisent ainsi une déclaration d’amour en chanson d’anticipation. Emportés par le bal, ils se souviennent de ce temps là et commencent à chanter : une rencontre au lycée, qui est devenue depuis un couple et un groupe : The Pirouettes.
Dimanche 17 – un irrévocable retour
« Le cœur de Paris, c’est une fleur d’amour si jolie que l’on garde dans son cœur, que l’on aime pour la vie. » chantait Trenet.
Parti chanté en tournée en Amérique, il est soudainement pris du mal du pays et rentre brusquement. Dans l’avion, il composa une chanson. Il lui arrivait aussi, quand lui prenait l’envie, de la chanter en anglais : « Hello Paris ».
Adieu Trenet / Bonjour Biolay… qui propose un autre regard sur l’artiste. Loin d’un hommage académique, ce « Revoir Paris » apparaît comme un signe de réconfort adressé à la capitale, un regard bienveillant posé sur ses habitants.
Dimanche 24 – un exotique ailleurs
Au lendemain d’une soirée bien arrosée, mes souvenirs sont réactivés par un air connu : 1990 je me souviens, quand la petite sourie me porta une K7 audio de la Compagnie Créole… Aujourd’hui, avec un verre de rhum arrangé nous voilà emportés par le Ballet Exotic de la Martinique ! Ce chant paraît dansant et festif mais il reste teinté de grève, de lutte ouvrière et de l’ambiance d’un certain 26 mai 1967.
En ce sens, l’historien Jacques Adelaire-Merlande in « Les origines du mouvement ouvrier en Martinique de 1870 à 1900 » confirme que la chanson populaire occupe une place non négligeable dans l’étude des luttes ouvrières. Celle-ci s’affiche d’ailleurs comme une source indispensable pour saisir le contexte des événements politiques et des grèves, ici non dissociables de l’Histoire des arts.
Dimanche 31 – un lointain voyage
Enfin là & déjà loin… c’est un peu de cette manière que je reçois le dernier opus qui semble désormais assumer sa pleine normalité. Quel plaisir de retrouver Alex Beaupain sans fioriture ! Son « Loin » au parfumsouchonien,nous replonge dans une jeunesse où se mêlent souvenirs fanés et illusions perdues.
31 janvier, je boucle mes voyages et termine mes bagages musicaux,… en feuilletant un livre d’image, des cartes postales subtiles toutes différentes :
Je t’envoie un « Je te supplie», je côtoie « Van-Gogh », en (re)passant par la sublime « Rue Battant », … en n’oubliant rien de ces belles destinations.
Dimanche 03, tandis que cinq Bordelais promène Serge le Lama dans un tramway, moi je préfère ne pas m’arrêter : Bordeaux, Nice, Paris, en passant par l’Italie…
« D‘aventure en aventure, de train en train, de port en port » , j’aime fuir ma ville pour regarder au loin, dehors.
Le lendemain, Serge Lama prend connaissance de l’information. Le chanteur expliquera s’être bien marré en découvrant l’histoire insolite de cinq jeunes alcoolisés allant chercher un lama dans un cirque pour le balader dans Bordeaux. Jusqu’à l’appelait Serge ? Le chanteur d’en plaisanter : « On ne pourra plus me dire que je n’ai pas un public jeune ! »
Loin d’être la peine perpétuelle, mais plutôt le pied dans la cellule où je me blottis pour écouter Camille… A l’abri, loin des yeux près du cœur, ici c’est du bonheur !
ON AVANCE et le monde ?
Dimanche 17, sur la route du Bassin d’Arcachon vient le temps des questions : « Est-ce ce petit pas de danse que tu donnes au silence, qui fait que ce monde avance ? » Je ne sais pas mais je le fait !
A LA UNE / Cet été (juin-juillet 2013), la 33ème édition du Festival Montpellier Danse vous invite à apprécier sur les scènes de la ville les plus grandes compagnies… Tour de chauffe pour un festival de danse qui promet d’être riche !
Dimanche 06, je n’étais pas au rendez-vous et vous où étiez-vous ? Il faut maintenant se plier au jeu des excuses et parfois l’inspiration vient à nous manquer. D’un coup, je convoque mes souvenirs d’ado (sur la bande FM des années 2004) et voilà que TRYO m’aide à trouver les mots : « Désolé pour hier soir » !
Désolé pour hier soir d’avoir fini à l’envers. La tête dans l’cul, l’cul dans l’brouillard. Les gars désolé pour hier. Désolé pour hier soir d’avoir fini à l’envers. Promis demain j’arrête de boire, hier c’était la dernière…
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UNE DANSE VIVANTE
Dimanche 13, au Grand Théâtre de Bordeaux : « Ein Stück von Pina Bausch » (« une pièce de Pina »), où la force du mouvement nous pousse à ressentir une transe collective… Sur une musique de STRAVINSKI, on assiste au « Sacre du printemps » , nous voilà habités, résolument vivants !
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(être) ENSEMBLE / (chanter) ENSEMBLE
Dimanche 20, j’en arrive à douter, mais devant une expérience « Just Wow« , je reste également persuadé qu’ensemble on peut faire énormément. La leçon est plus que jamais valable en musique.
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POUR LA CULTURE
Dimanche 27, c’est la fin de la FIAC – Foire Internationale d’Art Contemporain, « It’s not a perfect day » pour Lou Reed. Alors pour me changer les idées, j’aimerais déambuler sous la verrière du Grand Palais et basculer sur « FRANCE CULTURE » ! (entre anglais, allemand, français, livres, idées, politique, pensée, pratique et les mots d’Arnaud Florent Didier, souvenirs de 2009).