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Portrait

BO du dimanche soir

Un dimanche de janvier

28 janvier 2018

C’était un vendredi 13 / Déjà 3 ans…
Des coups de feu et puis plus rien. Plus rien  avant la suite, avant d’oser sortir, avant de vivre et de rire à nouveau
Janvier 2018 et des notes qui me reviennent… Le souvenir de dimanches de janvier, de nouvelles mélodies à partager, mais ne pas oublier ce dimanche de janvier.
« Des millions de regards / Et de larmes à peine essuyées / Des millions de pas sur les boulevards  /Un dimanche de janvier /J’avais ta main petite / Dans la mienne recroquevillée / Nos cœurs battaient / De plus de en plus vite  / Ce dimanche de janvier. »

  • Dimanche 7 janvier – Une minute de silence

La chanteuse France Gall est décédée ce dimanche 7 janvier à Paris à l’âge de 70 ans. Des Yéyés à Berger, ses chansons rythment nos vies depuis 50 ans, elle emporte avec elle nos souvenirs musicaux les plus romantiques.
NB) En février 2018, les Victoires de la Musique lui rendent – Evidemment – un dernier hommage.

  • Dimanche 14 janvier – Le temps d’une fugue

Prendre le temps de sortir, de courir après Bastille, à la découverte de l’Opéra… La 3ème scène nous invite ici à prendre part à une déambulation joyeuse, une visite libre et enfantine : du plateau, à la salle en passant par les ateliers. On tente d’attraper ces deux enfants qui gambadent, apprennent, rencontrent et écoutent, en poursuivant désormais les rêves de ceux qui travaillent dans la maison. Ils s’échappent et font vivre l’Opéra Bastille différemment. Ils nous offrent une autre manière de voir, un nouvel accès à l’Opéra et à la Culture. Une course finement écrite par le chorégraphe Thierry Thieû Niang.

  • Dimanche 21 janvier – Au ras du sol

Au plus bas, au plus haut… Tout le monde s’est déjà retrouvé plongé au coeur du grand huit de la vie ! On tombe aussi vite qu’on s’envole. Ici, la chanson n’a donc rien d’extraordinaire, à ceci près qu’elle souligne avec simplicité une belle complicité mère / fille. Un joli clin d’oeil signé Alex Beaupain pour le film en demi teinte « Brillantissime » de Michèle Laroque sorti récemment.

  • Dimanche 28 janvier – De belles couleurs

Facile de hisser les couleurs, c’est trois fois rien. Aujourd’hui, on joue et on se joue souvent des symboles. Sous un air naïf, Ronan Luce et ses aides de camp partent en croisade et chantent la liberté : le blanc, le jaune, le noir,… quelle importance ! Au rang des apparences, ces couleurs sont accessoires. Le 3ème combat du Soldat Rose se cache ailleurs : jouer une mélodie enfantine pour faire jaillir la beauté intérieur, apprendre à faire la part des choses, c’est plutôt là que se cache le secret de son retour : il revient encore et toujours pour défendre… l’amour.

Portrait

DU SILENCE – hommage à Patrice Chéreau

7 octobre 2013



Ce weekend j’ai pris le train pour Limoges… 

… Et ce soir, j’apprends que Patrice Chéreau ne prendra plus le sien.

 

Metteur en scène de théâtre et d’opéra, réalisateur et scénariste de cinéma, acteur français… Patrice Chéreau aimait souvent confondre son travail et sa vie. Une vie aux multiples facettes marquée par des recherches plastiques, des réflexions politiques et l’exploration des obsessions humaines…

Ce soir la nuit tombe, il nous reste son oeuvre, ses films, ses mots, LE SILENCE.

Du silence,
quand Thierry Thieû Niang écrit à Patrice Chéreau

« I Am the Wind / Je suis le vent » de Jon Fosse
mise en scène Patrice Chéreau – création 2011

Chorégraphe et compagnon de route de Patrice Chéreau sur ses dernières production de théâtre ou d’opéra, Thierry Thieû Niang l’avait mis en scène dans sa création “du printemps” présentée à Valence puis à Paris. Patrice Chéreau y lisait des extraits du journal de Nijinsky et partageait le plateau avec une troupe de seniors amateurs. Dans « les Inrocks » Thierry Thieu Niang se souvient.

 

« J’écris pour faire résonner le silence, la douceur du souffle de l’air dans les arbres ; dans cet arbre où il rêvait de voir grimper les actrices et les acteurs de Comme il vous plaira… Un arbre qui bougerait lentement au milieu des spectateurs…
Nous étions à côté d’Assise en Italie où il lisait Coma de Pierre Guyotat et il avait ramassé sur un chemin une feuille couleur d’or qu’il avait glissée dans un de ses livres.
C’est pour Richard, pour le décor ! ”
Le soir il a eu la surprise de voir Marianne et Jean Louis Trintignant venus en voiture d’Uzès pour le voir, l’écouter. Je les ai regardés longtemps, l’un l’autre les deux ensemble, vifs, clairs et heureux de se voir. Ils se disaient en riant qu’il fallait travailler, travailler jusqu’au bout.
Lire, écrire, dire des textes, des poèmes. Raconter des histoires.
C’est vrai qu’avec lui, par lui, en travaillant avec lui, je n’ai plus eu peur de travailler.
Et je rajoute : Le travail du vivre.
Pendant ces années au travail ensemble, j’ai partagé surtout ce que je vivais moi ; toutes les danses avec les enfants autistes, les personnes âgées, les prisonniers, tous ces inconnus empêchés et si vivants de mouvements.
Et il a regardé, curieux de tout ; il a retenu des souffles, des élans, des cercles, des présences au présent de ces gens pour continuer à les faire résonner dans son travail…
Je le connais à cet endroit là ; la présence à l’autre ; à l’autre autre.
De la maison des morts, La douleur, au bois dormant, I’m a the wind, les lieder de Wagner, La nuit juste avant les forêts, Coma, Elektra
J’ai quitté Paris pour la tournée ” du printemps ”  des seniors ; il devait être là en alternance avec un autre comédien pour lire des extraits des carnets de Nijinsky.
Caen, Vire, St-Ouen, Sète, même Séville où il avait sa maison…
Je fais comme il disait ; continuer à travailler, travailler les mots, les gestes, les espaces entre, les silences aussi, travailler pour les spectateurs et pour la vie qui va avec…
Ces jours prochains,  je le fais pour lui… et je suis bouleversé et fier que ce soient ces femmes et ces hommes amateurs et seniors qui, sur un plateau de théâtre, pieds nus et debout, jusqu’à courir encore et encore, qui avec moi lui disent : merci, merci Patrice…
Après, en cet automne triste – après le printemps dansé – j’irai ramasser d’autres feuilles jaunes pour son arbre…et lui donnerai du silence pour se reposer…« 
... quand ARTE rend hommage à Chéreau, en nous invitant à revivre sa dernière Master Class, le 17 mars 2013 au Forum des images à Paris.
 NB) Encore et toujours,
quand Patrick Chéreau  a déjà marquer et marquera encore le Zen News :

– en janvier 2012 : on donnait déjà un joli coup de coeur à « La nuit juste avant la forêt » quand Patrice Chéreau et Thierry Thieû Niang mettent en scène une désespérance que nous adresse en pleine face Romain Duris !

– perdu dans le Flash-book de mai 2013 :  / DANSER LE PRINTEMPS À L’AUTOMNE / Quand Thierry Niang met en scène Patrick Chéreau dans une lecture d’extraits du journal de Nijinsky.

 

Portrait

Souvenons-nous d’Andrée Putman

20 janvier 2013

19 janvier 2013 / Hommage 

 

entre stylisme, design, et architecture,
rigueur et minimalisme,
« réinventer le quotidien et ses objets dans leur simplicité »

Hier nous apprenions la disparition d’Andrée Putman (1925-2013).

 

Je me rappelle alors de la pertinence de son oeuvre et de sa réflexion sur  la ville et son patrimoine, Une vision sur la « beauté » de Bordeaux que nous avions partagé ensemble en 2008. Un beau souvenir pour Camille Forgeau et moi qui avons eu l’honneur (ou l’audace) de l’interviewer pour « Les points sur le I » (le journal de l’ISIC, n°31).
Perdu dans le dossier central consacré au patrimoine – « Patrimoine, mon beau miroir » – on retrouve  en pages 8/9 notre article de l’époque : « Deux figures dans la ville : une histoire de styles« .
Une aventure étudiante présentant des regards croisés sur la ville, redécouvrez ici celui de l’artiste :


    © Xavier Bréjot
– TRIPOD AGENCY –

 

Construire la ville, intégrer son histoire, respecter sa personnalité, adopter son usage… En janvier 2008, Andrée Putman revient sur son expérience bordelaise [C’est en 1988 qu’elle signe l’aménagement du CAPC]. Pour elle, le patrimoine est nécessairement vecteur d’image. Son approche  confirme d’ailleurs l’idée que « le beau » n’est pas en une fin soi. Souvenons-nous de ses propos…

 

Les Points sur les I : Vous avez une notoriété internationale. Pourquoi avoir accepté la commande du CAPC de Bordeaux ?
Andrée Putman : Je suis clairvoyante par nature et toujours
prête pour de  nouvelles aventures. J’ai participé à de nombreux projets marqués par leur éclectisme. On m’a
confié, par exemple, l’aménagement de plusieurs maisons ou hôtels particuliers,
pour lesquels j’ai dû me faire portraitiste, mais je n’avais jamais contribué à
l’édification d’un musée. Mon impatience était donc grande !
J’ai été comblée par la liberté qu’on me laissa
pour la réalisation du CAPC. Il ne s’agissait plus de décelé l’univers de quelqu’un  mais d’un lieu, j’ai donc pu y introduire ma propre perception.
D’ailleurs j’ai décelé très tôt la splendeur potentielle du futur musée.
 
PI : La ville de Bordeaux vous
a-t-elle influencée pour créer la scénographie ?

AP. : Il ne pouvait en être autrement. Le patrimoine historique
de Bordeaux est d’une grande richesse. L’emplacement de l’entrepôt dans
l’ancien quartier des Chartrons offrait des perspectives intéressantes. Cette
richesse culturelle s’est donc tout naturellement retrouvée dans mon travail de
scénographie du CAPC.
Je n’imaginais pas au début de cette aventure
à quel point j’allais vivre un moment de travail dense, complexe et si
jubilatoire. Aménager imaginer des lieux ou créer des itinéraires en donnant un
sens à la découverte d’un bâtiment, c’est ce
que j’ai fait, en y apportant une tonalité nouvelle.
 
Attrium du CAPC,
musée d’Art Contemporain de Bordeaux
aménagé par Andrée Putman
© CAPC
PI : Vous semblez avoir, dans vos réalisations,
une certaine « obsession de la vérité ». Pour vous, le bâtiment, doit-il  nécessairement être intégré dans son contexte pour être porteur de sens ?
AP. : Donner de l’importance à la
vérité dans la réalisation, c’est avant tout comprendre le bâtiment. Pour le
CAPC, nous avons pu compter sur les atouts spectaculaires du bâtiment dont son immense
nef et sa galerie de onze salles.
Mais l’authenticité du lieu se traduit
également par son rôle à jouer. C’est comme une maison, cinq, dix ans plus
tard, elle ne présente plus les mêmes caractéristiques qu’elle avait
lorsqu’elle a été livrée. Parce qu’elle a justement vécu la vie des autres. Le CAPC, lui, est porté par les œuvres qu’il
présente, elles qui lui donne du sens.
 
PI : De même, le patrimoine sert parfois de faire valoir
à la ville : « Il faut faire du beau pour du beau » ! Qu’en pensez-vous ?

 

AP. : Une belle
réalisation peut toujours servir pour défendre l’image d’une
ville. Toutefois, je m’applique,  par un travail de fourmi, à faire exister des bâtiments par / pour eux-mêmes. Chargés d’une beauté particulière, ils sont là pour habiter
littéralement l’espace urbain… Mais il est normal que
les bâtiments marquants puissent renforcer la colonne vertébrale patrimoniale
d’une ville. Le beau ne doit pas
pour autant être porteur d’une valeur ostentatoire. Il est pour moi le fruit de
quelque chose de vrai, de vécu.
PI : Vous avez été l’une des « pionnières » du
renouveau patrimonial de Bordeaux, aujourd’hui classée à
l’UNESCO, Selon vous, Le CAPC est-il pour autant devenu un outil de
communication moderne pour la ville de Bordeaux ?
AP. : En tout cas, je crois que le CAPC
possède toutes les qualités pour l’être. C’est fascinant de penser un bâtiment
dans son évolution, de percevoir son inscription au patrimoine de la ville  comme acteur commercial puis comme figure
culturelle. A chaque époque la ville a su en tirer profit et le mettre au
service de différents usages.
Le CAPC, en soi n’est qu’un vieil entrepôt
miraculeux, mais j’aime à penser qu’il a une force et un éclat particulier. Il
serait presque dommage de ne pas le concevoir comme outil de communication puisqu’il
s’appuie sur une histoire unique et singulière.
Propos recueillis par Camille FORGEAU et Nicolas CHABRIER
pour « Les points sur les I » en janvier  2008
Remerciements particuliers  :
– à l’équipe du Studio PUTMAN qui a rendu cet travail possible.
– à l’équipe du CAPC qui a accepté de nous céder les droits photographiques.

 

– à l’équipe pédagogique des « Points sur les I » / ISIC :  Marie-Pascale MIGNOT (architecte-scénographe) / Annick MONSEIGNE (Maître de conférences – Université Bordeaux3) / Didier BEAUJARDIN (Conseil Général de la Gironde) / Philippe Loquay (Ancien directeur de l’ISIC) et Jacques Palut (Photographe).
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30 août 2008
Août 2008
Marianne James en Version Original
« Médiatique à l’extérieur mais fragile à l’intérieur »
Marianne ? on la connaît comme simple intermittente, artiste, chanteuse, auteur-compositeur, « Nouvelle Star », ambassadrice des nobles causes, chroniqueuse radio ou encore présentatrice télé. De nombreuses casquettes pour une seule et unique femme qui reste alors omniprésente dans la sphère médiatique : on la voit, on la lit, on l’écoute… elle est souvent là où on l’attend et parfois même où on ne l’attend pas : Oui, elle médiatiquement toujours là ! et finalement c’est peut être aussi pour ça qu’on l’aime (ou pas).
Toutefois, il nous semblait dommage de ne retenir que ses seules élucubrations ou frasques télévisuelles, c’est pour cette bonne raison que le Zen News vous offre, en cette fin d’été, la VO de Marianne James :
Ses premiers pas musicaux :
sonorités pratiques et théoriques

Christophe Willem et Marianne James dans une étrange de « Ratatouille »Détrompez-vous la musique chez Lady James ce n’est pas un bric à brac mais presque une science demandant alors un véritable apprentissage. À 11 ans, elle prend donc des cours de guitare chez Antoine Petrucciani, dit « Tony », guitariste de jazz renommé et père du pianiste Michel Petrucciani avec qui elle fait de nombreuses sessions en trio. Marianne James est donc à la base une musicienne de jazz. Au-delà de la pratique et titulaire d’une licence en musicologie à la Sorbonne à Paris… elle connaît et maitrise véritablement la musique ! Elle aime les sons : des sons à cordes, des sons à voix… Une voix qu’elle considère comme un instrument qui mérite beaucoup de savoir-faire. Une technique vocale dans laquelle elle excelle en obtenant en 1980 premier prix de chant au Conservatoire National de Paris.
Un début de carrière paradoxal rythmé par « Ultima Recital » :
démonstration magique aux accents pop lyrique


À partir de 1989, Marianne James imagine, crée, construit et devient Maria Ulrika Von Glott, la cantatrice teutonne et foldingue d’un « Ultima Recital« . La Mozartienne, qui en pince aussi pour la guitare jazz, impose sa folie lyrique jusqu’en 2000. Elle met alors au gout du jour le duo diva / pianiste et prouve qu’il est difficile de lui résister ! C’est un franc succès, le public est à ses pieds voire même à ses genoux. Ce spectacle connaîtra près de 1 200 représentations et lui permettra de remporter un Molière du meilleur spectacle musical en 1999.
« Les mandarines » in « Ultima Recital« 
La « maitre chanteuse » de la Nouvelle Star

En 2004, Mariane participe en tant que juré, au succès de l’émission La Nouvelle Star. Oui elle décide de se mêler à la télé réalité et à tous ses dangers, mais pas aux côtés de n’importe qui : Manu Katché (batteur de renommée internationale), de Dove Attia (producteur de comédies musicales) et d’André Manoukian (auteur, compositeur, arrangeur et pianiste de jazz).
Alors pendant quatre ans, elle deviendra ce personnage médiatique connu de tous, évoluant de la technicienne vocale des casting à la diva envahissante des prime times. Puis en 2008, elle se lasse et s’effasse !

En 2005, elle renout avec la scène et monte Les Caprices de Marianne, un spectacle musical entre le one man show et le concert : cette création introspective, c’est Elle, sa musique, sa vie et ses caprices !
Dans le même temps elle prête aussi sa voix au cinéma et participe ainsi au succès de la saga Harry Potter…
Des scènes à l’album : elle est musique…
En 2006, enfin, elle sort son premier album, tout simplement intitulé Marianne James. Un album à contre-sens de l’image que les médias donnent d’elle : loin des « People » et plus près « d’Une chanteuse de chansons »… Un opus où on la découvre « Corps et âmes » comme une femme fragile.
MARIANNE JAMES – Dans ma rue
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17 novembre 2007
Novembre 2007
Portrait du MOIS… Ecoutez-la !

« Les vocalises hypnotiques
d’Etyl…« 
Après plusieurs collaborations en tant que chanteuse, la jeune fille décide de créer son propre univers sonore et se penche alors sur de drôles de machines. En 2002, entre acoustique organique et machines hypnotiques, Eglantine choisie de devenir Etyl pour exprimer ses maux en mots, pour mettre ses doutes en sons et surtout nous faire partager ses espoirs.

Son nom en forme de point d’interrogation est à l’image
des questions que soulèvent ses textes.
Est-il encore possible de vivre à deux, sommes nous à notre place ?

Pour pouvoir s’exprimer, Etyl crée son propre label « Lady Blue » et nous lance un message en août 2005, un premier album intitulé « Tortue« . Dans celui-ci, elle nous montre la difficulté de croire « En l’Homme » mais nous démontre aussi que c’est possible en prenant le risque de croire au « Et si jamais… »
Ce sont les premiers pas de la chanteuse : on découvre ses failles, ses joies et ses peines, mais surtout sa technique vocale atypique et son univers musical machinique smouty-jazzy ! C’est une surprise soutenue par M6 et France Inter et un succès révélé sur scène aux Francofolies de La Rochelle… L’étoile commence son ascension….

Clip d’Etyl – « En l’Homme » – in « Tortue » en 2005
A la fin de l’année 2006, forte de cette première tentative musicale appréciée, Etyl se consacre à l’écriture d’un nouvel album. C’est ainsi que « Les Souris » seront disponibles à partir du 11 fevrier 2008. Elle nous y parlera dans un premier single de ce curieux moment de « Noël« …

Mais en attendant,
Etyl parcours la France
et atteint les Zeniths,
en première partie
des concerts de Zazie.
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20 octobre 2007

Portrait du Mois…

Comment écrire cette « biozazie » ?

« De son portait drôle et attachant se révèle un univers artistique habité par l’enfance, irrigué d’une extraordinaire énergie, où l’humour fait bon ménage avec de solides convictions ».

Zazie : « Sauvage comme une image« C’est par ces quelques mots que commencent une des rares biographie consacrée à la chanteuse. Mais ici se serait trop long de parler de sa vie, de raconter toute sa vie ! Or, comme la thématique de ce mois-ci reste la publicité : alors il faut dire qu’elle en a fait ! Entre « Cochonou » et « Hollywood Chewing Gum » , c’est en effet par la pub qu’elle démarre sa carrière, en gardant un souvenir drôle et amusé de cette courte période. Zazie parlant de la pub, dans l’émission « Vivement Dimanche »
(France 2, Septembre 2007) Après, Zazie se lance dans la chanson : c’est en 1996 qu’elle connaît le succès avec notamment « Zen« , puis « Larsen« , titres issus d’un deuxième album. En 1998, avec l’album « Made in Love« , elle obtient la Victoire de la Musique de l’artiste féminine de l’année. Après quelques années à l’ombre, elle revient semée la « Zizanie » en 2001, pour obtenir une autre Victoire en 2002 et pour enfin rejoindre la scène en 2003 en squattant le Bataclan pendant un mois, dans une ambiance très familiale.
En 2004, c’est l’heure du changement : Zazie sort son cinquième album avec une musique plus électro et des textes s’éloignant de plus en plus de la fable pour aller vers des thèmes plus concernés (la rupture, la société, la citoyenneté, la pauvreté…). De cet opus on retiendra « Rodéo » et le provoquant mais tellement humain « Toc, toc, toc« .

La carrière solo de Zazie en images
(France 2, Septembre 2007)
Enfin en février 2007, elle sort son dernier album « Totem », pour lequel le Zen News lui offre déjà un coup de coeur. Mais, c’est le 18 octobre, à l’occasion de son « Totem Tour » que Zazie est venue défendre son album devant le public Bordelais.
On la retrouve alors authentique, simple et présente… avec une mise en lumière très travaillée et un jeu de scène basé sur la proximité : elle semble vouloir nous capter, nous emmener avec elle, pour nous faire partager un doux moment.
Elle reprend son titre « Des Rails« , puis chante debout « Je suis un homme » et construit son « Totem » avec grande agilité. Mais, Zazie se montre également fragile voir émouvante en interprétant « J’étais là » ou encore « J’envoie valser » sur un piano à quatre main.

Sans contexte, Zazie et son « Totem Tour » c’est « Ça » :

« Les yeux, la voix, les mains, les mots d’amour ça reste là
Le jour et l’heure, la peau, l’odeur, l’amour ça reste là
C’est fort encore, C’est mort d’accord
Mais ça ne s’oublie pas… Ne s’oublie pas,
Ça… On n’oublie pas. »
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18 juillet 2007
Portrait du Mois : découvrez la…

Lettre ouverte à toi,
la plus française des britaniques !
On te reconnais souvent à travers ton accent anglais qui peut charmer ou agacer, mais à cela tu réponds : « j’ai toujours gardé mon côté British, il est vivant chez moi !« 

Fille d’un commandant de la Royal Navy et d’une grande comédienne de théâtre, Judy Campbell, tu passes une enfance bercée de répliques cinématographiques et débute ta carrière à Londres, dans la comédie musicale ‘Passion Flower Hotel’. Tu diras : « J’aime tous les classiques de Broadway et du West End. Et les oeuvres magnifiques de Cole Porter » Mais c’est à Paris que le succès se profile…Pierre Grimblat te sollicite pour « Slogan« , où tu joues aux côtés de Serge Gainsbourg , le dandy provocateur. Collaboration fructueuse car vous vous éprennez l’un de l’autre ! => « Serge, nous portons les mêmes jeans, et je lui avais trouvé ses Repetto dans un bac à soldes ».

Tu tournes entre temps « La Piscine » et t’adonnes également à la chanson avec « Je t’aime, moi non plus » de Serge Gainsbourg, titre sulfureux qui défraie la chronique.

Les cinéastes te réclament : Claude Zidi qui voit en toi la comparse idéale pour Pierre Richard dans « La Moutarde me monte au nez » ou « La Course à l’échalote » mais aussi Michel Audiard, Michel Deville… et Jacques Doillon qui deviendra ton compagnon et le premer à te donner un rôle dans un film d’auteur. Suivront par la suite Jean-Luc Godard, Agnès Varda et Jacques Rivette…

Côté musique, la rupture avec Serge Gainsbourg ne ternit pas la qualité de tes albums, des plus envoûtants, comme « Baby Alone in Babylone » ou « Amours des feintes »

Après la mort de Serge Gainsbourg et une tournée d’adieu, tu décides quelques années plus tard de te remettre à la chanson, avec des auteurs de la jeune génération, dans « A la légère » ou encore avec « Rendez-Vous » puis « Fictions » en 2006. => « Fictions, des chansons taillées sur mesure par Rufus Wainwrght, Neil Hannon, Dominique A… »

Tu reprendras néanmoins quelques titres de Gainsbourg dans ton album « Arabesque » sur des airs orientaux, véritable succès que tu promène alors autour du monde dans une émouvante tournée.

En 2007, elle innove, en réalisant son premier film, « Boxes » présenté à Cannes en hommage au 60e anniversaire du Festival. => Cf. Interview filmée ci-dessous.

Avec ton petit accent, ton air d’éternel adolescente et ta sensibilité à fleur de peau, Jane Birkin tu as su devenir une référence de la scène française.